Pieds

 

L’inconvénient, avec cet article, c’est qu’en écrivant la face A, je n’avais pas de face B en tête.
L’inconvénient, avec cet article, c’est que j’ai voulu être ambitieuse et que ya plus grand chose à raconter.
L’inconvénient, avec les conditions citées juste au-dessus, c’est que je ne sais pas du tout dans quoi je m’engage.
L’inconvénient, c’est qu’en plus, après un mois de non-postage, d’absence totale et ostentatoire, je crains fort de ne plus savoir écrire.
L’inconvénient, quand on s’excuse d’avance, c’est que c’est pas rock’n’roll.
/rewind

    Aujourd'hui, dans Témoignages, comment un enregistrement a modifié le destin d'un groupe de rock. Ce soir, vous apprendrez comment, après un week-end entier d'enregistrement, de plantage, de solos ratés et recommencés jusqu'à l'atteinte de la perfection (!), de choeurs , de découvertes, d'hectolitres de bière et de whisky éclusés, comment le groupe a resserré ses liens (de pantalon de kung fu), atteint un nouveau stade de sa destinée (si, jte jure) a gagné en public et en maturité (*rire étouffé*), mais aussi comment il s'est cru quitte de concert face à son public pendant longtemps (alors que non, bordel !), comment une fois les concerts repartis, la set-list a été considérablement modifiée, et comment le groupe a du ressortir de vieux morceaux pas joués depuis des lustres, et comment ils ont alors décidé de faire de nouveaux morceaux, et ainsi gagné l'admiration de patrons de bars chouettes, et gagné des thunes à la pelle (ça c'est pour le bling-bling, vous vous doutez bien qu'en vrai c'était pas si mirobolant que ça. Les Tartiflettes sont pas des vendus). Puis vous apprendrez comment cet enregistrement a insufflé un nouveau regain de motivation dans le groupe (ou me trompes-je ?) et comment les concerts qui ont suivi étaient top mortel wakenwol. Ou même carrément punk période "le destroy y'a qu'ça de vrai". On laissera au public la liberté de préférer l'un ou l'autre.
Enfin vous apprendrez comment la groupie officielle a cru que le cd tout prêt atterrirai dans sa cdtèque dès le lendemain de l'enregistrement, et comment, en vraie blonde qu'elle est, elle a déchanté grave sa mère et oublié qu'après la stoudio sécheune, il y a un montage puis un mixage derrière. Et que le premier est souvent à refaire. Et que le deuxième aussi.  Et qu'une fois le mixage définitif, il faut encore concevoir une éventuelle pochette. Que pour ça il faut trouver une graphiste. Faire des séances photos. Décider d'un logo. D'un titre d'album. D'une ligne artistique (*rire étouffé*). Et qu'une fois ces tâches accomplies, il faut aussi presser le cd. Puis le recevoir dans des jolis cartons. Puis les distribuer. Puis les vendre. Et que ce n'est qu'à ce moment que la groupie pourra pousser un énième cri hystérique et être béate de contentement. Ce qui, au final, n'est peut-être pas une bonne chose.

Mais…
L’avantage, avec les enregistrements, c’est qu’à la fin, ça donne un album. Si si.
L’avantage, avec un album, c’est qu’on peut l’écouter à peu près partout et quand on veux.
L’avantage, c’est qu’ainsi on peut exercer sa groupitude wherever whenever forever et plein de trucs en « ever ».
L’avantage, c’est que ainsi c’est pas près de finir. Et ça, on le dira jamais assez, mais c’est chouette.

Camille contente, et impatiente comme le veux la tradition.


Bonus track :

La preuve en images que les tartiflettes sont des hippies :

P1010137P1010295P1010395P1010158P1010157