Blog'n'roll agité

Mon blog t'emmerde, mais tu peux lire quand même.

16 mars 2008

Le retour de la groupie, version old school.

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Hier soir, sur la place Pigalle, vers 19h, un cri de joie retentit, déchirant le silence seulement entrecoupé par le calme clapotis de la fontaine. Un cri si hystérique et suraigu que les pigeons s'envolèrent, le serveur du café Les omnibus renversa son plateau, le bus n°85 fit une embardée et les touristes allemands se dirent que, décidément, les français sont vraiment trop expansifs. Et pour cause. Une jeune fille, paraissant pourtant bien élevée et de bonne famille, docs martens vertes fluo [toutes neuves, Ndlr] aux pieds, sautait sur place en poussant des exclamations dignes d'une fan de Tokyo Hotel. Mais que, qui, quoi, a pu rendre aussi joyeusement démonstrative votre aventurière préférée ? Les Tartiflettes font un concert pour son anniversaire ? Didier Wampas lui a envoyé un texto ? Elle a retrouvé son badge des Fleshtones ? Non. C'est beaucoup mieux que ça. Tout simplement, ce cher Ripsum venait de lui annoncer LA nouvelle qui allait changer sa vie (ou du moins son mois de septembre). Une nouvelle tellement importante et miraculeuse que j'ai encore du mal à y croire, bien que j'en ai vérifié la véridicité une bonne centaine de fois. Tellement incroyable que j'ai envie de vous faire attendre une bonne dizaine de lignes avant de vous dire de quoi il s'agit (vous me remercierez plus tard, plus y'a de suspens, plus c'est long et plus c'est long... On m'aura comprise.). Allez, je crache le morceau, mais avant, préparez-vous à une crise de démonstration de joie identique à celle qui m'animait hier sur la place Pigalle, aussi ferais-je bien de vous recommander d'écarter de votre ordinateur tout objet fragile ou susceptible de gêner l'épanouissement hystérique qui va suivre. Ça y est, c'est prêt ? Ok, alors c'est parti.

Eh bien, figurez-vous que...

Les Stray Cats jouent à Paris !!! Le 4 Septembre, au Zénith !!!

"Quoi ? C'est tout ?" est en train de se dire la majorité du lectorat de ce blog. "C'était bien la peine de nous faire attendre, ohlala, je suis bien déçu, c'est plus ce que c'était ce blog, blablablu blablabli". Et je vous répondrait que vous étiez prévenus, et que si vous venez encore ici, c'est parce que mon côté groupie ne vous avait pas rebuté. Eh bien si vous avez suivit, mes prières ont été exaucées et j'ai même pas eu besoin de tuer ma mère (intervention inopinée, on comprend rien, désolé pour toi, lecteur nouvellement arrivé sur ce blog, sisi, je sens que tu es un peu perdu, aussi ne saurais-je que te conseiller de lire les posts antérieurs, et éventuellement, à parler à tout tes amis de ce blog qui "est essentiel à la culture de tout honnête homme", et c'est pas moi qui le dit). Je vous entends encore. "Mais qu'est-ce qu'elle a avec les Stray Cats ? Elle était même pas née, cette ***** [placez ici l'insulte anti-jeune que vous voulez] !!!" Mais, chers lecteurs, quand on aime on ne compte pas, et de la même manière que l'amour a ses raisons que la raison ignore, je serais au Zénith, et croyez-moi, dans les premiers rangs. Et tant pis si je dois camper devant.

farewell
(La preuve en images. C'est marqué, là, tu vois ? 2008 !!! Et si tu clique sur l'image, t'atterris sur leur (horriblement cheap) site internet, où c'est encore mieux marqué. 4 septembre, Zénith de Paris. Voilà, tu peux crier comme une fan de tokyo hotel à ton tour.)

Mais je sens que les lecteurs les plus blasés vont me tenir tête. "Mais c'est des vieux croutons, ils ont juste besoin de thunes, c'est une grosse arnaque, ta <<nouvelle miraculeuse>> ! " Et ils n'auront pas tort. J'en entends d'autres, déjà, se révolter et m'exhorter à me lever contre ce mouvement horrible de come-back de papis rocks sur le retour (Kiss, ZZ top, The Cure, Iron Maiden, InXS, j'en passe et des meilleures) qui profitent de leur honteux statut de "légendes" pour nous faire douiller un max niveau prix des places, tout ça pour nous servir au final un concert complètement impersonnel qui s'appuie sur des vieux acquis et des fans aux cheveux grisonnants. Eh bah vous savez quoi ? J'en ai ranafout'. Parce que les Stray Cats, personne pourra m'enlever de la tête l'idée que c'est, même vieux et rabougris, le groupe le plus cheapement wakenwol de la terre. Et que quand j'ai commencé à les aimer d'amour (fou, ajouterais-je), le dernier concert en France datait de 2005, et était dépassé depuis longtemps, et c'est pas à vous que je vais apprendre que la jeunesse rock'n'roll se sent minable tant qu'elle n'a pas vu sur scène des vrais groupes que leurs aînés ont connu au berceau. Et puis qui n'a jamais dodeliné de la tête, voire carrément sorti le jeu de jambes digne d'Elvis sur "Stray cats strut", ou fredonné "She's sexy and seventeen" ? Avouez, quand même, que ça met la pèche, comme disent les (un peu plus) djeuns (que moi).

Ça y est, je vous ai convaincu ? Vous voulez venir twister avec moi sur "Rebel rules" ? Alors sachez que les places seront en vente le 9 Avril partout en France, le 7 Avril pour les membres du fan-club (dont je ne fais pas partie, faut pas pousser non plus) et le 4 Avril en pré-ventes. A bon entendeur...

Camille, survoltée.

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10 mars 2008

Pour la glande

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C'est un sujet qui concerne tout le monde, et le premier qui me dit le contraire est qu'un sale menteur. Car qui, en effet, ne l'a pas connue, l'effroyable, la catégorique, l'impitoyable FLEMME ? Celle qui te prend lorsque tu t'y attends le moins, celle qui t'attrape sournoisement, qu'il pleuve ou qu'il vente, pour t'empêcher de régler tes paperasses en retard de trois mois, de te lever le dimanche matin alors qu'il fait beau et que ce serait le temps idéal pour aller faire du jogging, ou celle encore qui fait que je suis en train d'écrire cet article au milieu d'un bordel sans nom, avec pour unique compagnie une pile de manuels de littérature comparée me regardant d'un air mi-suppliant mi-furibond, sous prétexte que je devrais être en train de les lire. Et nous avons beau être dépassé et énervé contre ce sentiment complètement injuste, il ne nous contamine pas moins dans les moments les plus variés de notre vie, et surtout quand c'est justement pas le moment. Mais alors, me direz-vous, si nous essayons de le combattre, si nous l'avons en horreur, POURQUOI ?

Mais tout simplement parce que l'homme moderne est passionné et multiplie ses activités. Exemple simple :
Alors qu'il est devant son bureau à écouter avec ferveur l'intégrale des PKRK (en vue d'un certain concert parait-il annoncé sous peu), il sait qu'il doit absolument liquider/régler/mettre à jour (rayez la mention inutile) cette pile de factures que sa banque lui a fortement conseillé de prendre en charge sous peine de subir une rupture d'anévrisme de la carte bancaire... Mais rha qu'est-ce que c'est bon les PKRK qui crachent juste pour lui dans ses enceintes !!! Il bondit partout, allume le PC, chante un ptit coup et attrape la première facture de la pile puis...
C'est le drame. Une immense et injuste envie de surfer sur internet. Il faut faire un choix. Les mails ? Les commentaires Myspace ? Les factures ? Les PKRK ? Le blog ? Les factures ???? C'est là que l'homme pousse l'efficacité à son paroxysme. D'une main, il attrape la souris et clique sur l'icône du site de sa banque, évidemment dans ses favoris, de l'autre il agrippe son portable et son chéquier, et d'un mouvement de cheville fort leste, il monte le son de sa chaine hi-fi, posée à ses pieds. Le son à fond, les deux mains occupées, aucune échappatoire, il VA les régler, ces factures. D'ailleurs il ouvre la première et se concentre, tout en chantonnant, sur le montant à régler. Mais son œil, petit à petit, glisse vers la petite icône bleue et orange dans sa barre des tâches. Lire un ptit mail, juste comme ça, ça va pas mettre en péril les factures, non ? Mais non non non, il se raisonne, retourne à sa vérification, se reconcentre, re-chantonne... Mais quand, même, un petit mail... Il craque, il clique sur l'icône, entre son pseudo et son mot de passe, mais ne prend pas la peine de se mettre "en ligne", parce que, nomdidiou, il faut qu'il les règle, ces factures.
Et c'est là que tout se précipite. Il ouvre sa boite mail qui n'en contient qu'un, fort bien, ce sera vite lu. Il l'ouvre. Un de ses camarades qui lui recommande chaudement ce site de jeu en ligne gratuit. Bien, on verra plus tard, mais dans le doute, il clique sur le lien pour ouvrir une fenêtre et qui attendra sagement dans la barre des tâches qu'il ait fini des régler ces factures, qui commencent déjà à être envahissantes. Il se lève alors, pour changer le CD qui, depuis le temps, est fini; et c'est alors qu'une envie le prend de manger une ou deux tranches de pommes de terre cuites dans l'huile, que les gens communs appellent "chips". Il fait donc l'aller-retour jusqu'à la cuisine, se rassoit, et machinalement, clique sur la fenêtre du site de jeu en ligne. Flute ! Mauvaise manip' ! Il est près à fermer la fenêtre, carrément, lorsque ses yeux tombent sur le tableau des scores. Et que voit-il ? Le nom de son camarade envoyeur de mail, tout en haut de la liste, à la première place. Oh ça c'est trop fort. Il le nargue, en plus ! Qu'a cela ne tienne, une petite partie,  il est encore tôt, ça ne va pas nuire aux factures.
C'est alors que le téléphone sonne. Aïe, que faire ? Lâcher la partie et risquer de devenir la risée de son groupe d'amis internautes et gamers, ou continuer et louper un appel peut-être vital, ou pire, une conversation avec cette jolie brune croisée quelques jours plus tôt ? Dans le même temps, on sonne à la porte. Mon Dieu ! Il avait oublié les potes qui devaient passer déposer une nouvelle sono pour le salon.
Il faut faire très très très vite. Mettre correctement la partie en pause, crier "j'arrive" aux potes, s'élancer, et du même mouvement répondre au téléphone, courir sans faire tomber le portable, remettre un CD, checker les bières dans le frigo pour les potes, arriver à la porte sans les faire trop attendre et... ET PUIS MERDE, LES FACTURES ATTENDRONT !!!

Alors maintenant, qu'on vienne pas me faire chier sous prétexte que je poste jamais, ou que je suis pas mes études avec autant d'assiduité que je le devrai. Que celui à qui ce genre de mésaventure évoquée plus haut n'est jamais arrivée se dénonce, que je le traite tout de suite de gros menteur.

Camille, "plus y'a d'boulot, plus y'a de choses futiles à faire"

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04 mars 2008

Le paradoxe du punk rocker

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-Mais... Tu vas vraiment sortir comme ça ?
-Bah oui, pourquoi ?
-Mais... C'est pas un peu bizarre la jupe écossaise avec le tee-shirt rayé ?
-Bah non, c'est chouette !
-Ah bon. Bah amuse-toi bien alors...

Vous venez d'assister à une scène classique de la vie de famille de votre aventurière préférée. Comme vous l'avez compris, il est souvent question, dans les conflits mineurs et quotidiens, de ma tenue vestimentaire. Parceque t'façon y s'y comprennent rien à la mode, c'est trop des nazes. "Mais", es-tu en train de te dire, "pourquoi elle nous parle de mode, pourquoi elle s'abaisse à ça, elle, la fille la plus rock'n'roll du tout-paris, la plus underground ?" Bah tout simplement parce que finalement le rock'n'roll et le monde alternatif se préoccupent pas mal de mode... (Tu l'auras compris, il sera en effet question ici de mode, mais rien ne t'empêche de cliquer sur la petite croix, là, en haut à droite, et de retourner à ton plan drague sur meetic... Sinon, tu peux dépasser ton préjugé et lire jusqu'au bout. C'est comme tu veux).

La mode dans le monde alternatif, elle est pas fou, la fille ? Beh non. Suffit de jeter un coup d'œil dans une salle de concert pour le comprendre. Ou PIRE, d'aller aux Furieux. Les Furieux, c'est Ze place to be to see ze fashion. Là où se retrouvent toutes les tendances et où se créent tous les styles, t'vois ? A tel point que ça en devient oppressant : dès que tu pousses la porte, tu te retrouves avec une trentaine de paires d'yeux qui te passent au laser des pieds à la tête, et passent en revue chacun de tes choix vestimentaires. Et si il te vient à l'idée de pas être assez innovant dans ta tenue, tu récoltes immédiatement un hochement de menton dédaigneux à en faire pâlir ma voisine du dessus. Parallèlement, c'est aussi le lieu où chopper les dernières tendances. C'est ainsi que je sais que les cheveux longs et le bouc sont toujours à la mode pour nos amis les méttaleux, à condition que les cheveux soient vraiment longs, mais que le top à cerises pour les filles commence à baisser, sauf s'il est rose et pas noir, et que LE détail qui tue en ce moment, c'est de découper le col de son tee-shirt pour en faire un vêtement méga tendance pour exhiber ses épaules et montrer qu'on en a ranafout' de détruire nos fringues, parce que les fringues, c'est surfait, t'vois ? Et si le tee-shirt arbore un vieux logo des Clash ou de Motörhead, c'est encore mieux, parce que t'vois, nous on est des vrais punks.

Et tout ceci au nom de quoi ? L'obsession moderne d'être crédible. Tu sais, le truc qui fait que tu te fous de la gueule de machine parce qu'elle a acheté un joli ensemble beige Comptoir des cotonniers, de machin parcequ'il a même pas de docs martens, ou tout simplement le truc qui fait que tu n'oses pas acheter ce tee-shirt à papillons qui te plait trop, mais, flute de flute, il est pas noir et les papillons c'est pas rock'n'roll. D'où des questions existentielles de cet acabit : "Si je met mes converses, est-ce que c'est assez rock'n'roll ? Et si je met un sweat adidas, qu'est-ce que les copains ils vont penser ? Et j'espère qu'ils vont remarquer mon tout nouveau blouson méga underground à doublure écossaise, je l'ai acheté justement pour qu'on me fasse la remarque."

Et je sens que tu vas me dire "ouiii mais nous on est VRAIMENT underground, on encule la mode, même (surtout) la mode rock'n'roll, fuck the system toussa ?" Alors seulement, laisse-moi te rappeler que les sex pistols se sont formés dans un magasin de fringues. Et que seraient Les Ramones sans les slims et les coupes au bol ? Tu vas pas me dire que t'as jamais rêvé d'avoir la même classe que Joe Strummer et de pouvoir porter des chemises sans manches aussi bien que lui ? Et puis regarde-toi en concert, toi, petit punk de banlieue : "On fuck le système, on est des oufs, capitalisme tu pues du cul, oh t'as vu, ya des nouveaux tee-shirts The Exploited au stand merch' !". C'est encore pire, quand on y pense, car plus sournois.

Et même temps, d'une autre façon, il y a aussi le côté pas déplaisant du tout du "souvenir". Quand la tenue se fait symbole. Le workwear des skins pour se placer dans un contexte social précis, le léopard en signe d'approbation de la "wild life",  la crête mohawk en souvenir de l'esprit "clan", "tribu indienne et sauvage" des premiers punks, tous ces exemples qui montrent que finalement, la mode dans le rock, c'est pas si superficiel que ça. Et puis la reconnaissance ethnique, le truc qui fait que, quand tu prends le métro le samedi soir, tu sais à l'avance si lui, là-bas, au fond, va descendre à ta station pour aller voir le même concert. Le truc qui fait que tu sais juste en les regardant que untel ou unetelle a les mêmes revendications et la même vision de la vie que toi, que eux aussi soutiennent une certaine approche de la vie sociale et politique. L'esprit des débuts, quoi, quand le vêtement servait à dire "je ne suis pas comme toi, je n'accepte pas tes codes et tes règles sociales, et je le montre jusque dans mes choix vestimentaires". Esprit que, avouons-le, nous avons quelque peu perdu au profit d'une superficialité presque discriminatoire, et que on va avoir énormément de mal à changer. Qu'on ne vienne pas me dire, maintenant, que le punk n'est pas mort.

Camille, rock'n'sociologue.

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03 mars 2008

Histoire d'un changement d'avis (ou comment, au final, les Versaillaises à moustache c'est trop d'la bombe)

moustache

Ça devait être un concert pourri comme on sait en faire. Bar pourri, sono pourrie, horaire pourrie, tout comme on les aime. J'étais même toute guillerette parce que ça faisait longtemps, et que au final, les concerts dans les bars c'est surtout un prétexte pour vider pintes sur pintes. Et pourtant. Pourtant, ce jour là, votre aventurière préférée allait avoir deux révélations musicales, je ne dirait pas qui allaient changer sa vie, mais pas loin. Explications.
Dimanche, 16h. Les Versaillaises à Moustache nous ont tous conviés au Saphir  21 pour leur deuxième concert. Argument de choc, ils jouent avec les Fat Beavers (que je connais déjà pour les avoir moult fois vu avec les tartiflettes) et les Louise Lingg and the bombs qui, selon Flyin'Arno, sont absolument géniaux et incontournables. Bon, un concert de plus ou de moins, on y va, bon gré mal gré de l'horaire matinale. Au pire, ça sera l'occasion de rigoler et de discuter avec ma bande de sauvages plus au moins au grand complet. En bonne ... que je suis, j'arrive pile à l'heure, sous l'impulsion d'Arno Tartif' qui avait bien insisté sur le fait qu'il fallait être pile à l'heure si on voulait les voir. Et comme prévu, rien ne se déroule comme prévu. Déjà, à 16h20, la sono n'était pas installée, mais en plus, ce n'est pas les Versaillaises qui ouvraient le set mais Louise Lingg and the bombs. Bon, ce sera pas la première fois qu'on nous annonce le contraire de ce qui se passe, je descend écouter, bouchons roses fluo dans les oreilles. Et là, gigantesque surprise. C'est tout simplement génial. A tel point que je ne suis même pas remontée chercher une bière quand mon verre s'est trouvé vide. Louise Lingg and the bombs, c'est comme un souvenir de printemps en hiver (mode lyrique : [on]) : du punk bien fait, pas trop bourrin, varié, et qui trotte dans la tête et te secoue les tripes. Avec un chanteur comme on en fait plus : qui sue, qui bouge et qui donne vraiment quelque chose de lui. Et qui, même en "civil", est absolument à fond. Pour Josh, tout est "great", voire "fucking great". Parceque "tu understand, la music c'est quelque chose de waoh, tu see ?".

Quand aux Versaillaises, le premier essai n'avait vraiment pas été concluant, mais il faut dire que la sono de la miroiterie était vraiment pourrie, qu'ils étaient, aux dires d'Albane (the Moustache singer) assez tendus. Mais comme nous le savons tous, la deuxième fois est souvent la bonne, et les versaillaises n'ont pas dérogé à la règle. Parce que finalement, une fois le son nettoyé de tout larsen et grésillement, une fois la chanteuse mise en avant et plus noyée dans la guitare, une fois le batteur un peu moins bourrin et le bassiste plus carré, les Versaillaises, c'est 'achement bien ! Et c'est encore mieux quand on comprend les paroles qui valent le détour, foi d'étudiante en lettres. De plus, c'est sans compter les "gnagnagna", "hey", et autres "woooooohooowooo" a reprendre tous en cœur. On retiendra par exemple ces magnifiques paroles : "moi j'aime les garçons qui me lisent du Voltaire en buvant du Picon bière".   

Ces révélations déjà fort agréables ont été accompagnées d'autres évènements qui ont hautement contribué à embellir ma soirée. Déjà, premièrement, une satisfaction de groupie : j'ai diné au restaurant (oui, des fois ça fait plaisir de pas manger debout dehors) à côté de -tenez vous bien- le Jérôme Tartiflette crew ! Et deuxièmement, ce concert a aussi signé l'apparition de mon premier fan (appellons-le Jeanine), qui, apprenant que c'était moi "rockincamille", a failli défaillir. A tel point que je pouvais pas en placer une sans qu'il me dise "oui, je sais, je l'ai lu sur ton blog". Car, non content de connaitre mon blog, il l'avait également lu EN ENTIER, ainsi que l'ancienne version ! Moi qui ai l'habitude d'avoir pas plus de cinq lecteurs, je peux vous dire que ça fait un choc. Il a donc bien mérité, le bougre, que je le cite ici.

 

Camille, ébaubie.

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29 février 2008

Tag ta gueule à la récré !

rip

Suite à un tag dans ma gueule de cette traitresse de Ève, je me vois dans l'obligation de vous dévoiler (oh lala !) six choses sans importance sur moi. Dans mon mécontentement de m'être faite avoir, j'ai donc décider de ne pas déroger à la règle mais de joindre l'utile au (pas) agréable : je vais devant vous opérer ce qu'on appelle un suicide social.

Suicide social ou comment perdre toute crédibilité en six leçons.

1. J'ai été enfant de chœur.
2. Mon deuxième prénom c'est Bernadette. Et mon troisième Réjane.
3. J'ai vu -M- en concert. Trois fois.
4. Je suis fan de comédies musicales.
5. Je connais tous les tubes de Michel Sardou par cœur.
6. Je met des bouchons dans mes oreilles fragiles pendant les concerts. Comme une femmelette.

Voilà. Maintenant tu te débrouilles avec ça.

Camille, même pas peur.

P.S : suite à un défi lancé conjointement à ce tag, j'ai l'honneur de vous annoncer que je passerai mon samedi sans culotte.

P.P.S : je passe le relai à Little Daewoo, et j'en ai ranafout' si elle l'a déjà fait, à Emi Hotaru, à Janlwioberkduforumdeswampas, à Lacouphène qui va s'empresser de créer un blog pour l'occasion, à Muspri mais tu peux répondre dans les commentaires, va pas parasiter ton ô combien magnifique blog avec ces conneries, et à celui qui veut en passant par là.

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28 février 2008

Le ridicule ne tue pas, tout ce qui ne te tue pas te rend plus fort.

bentley

/!\ Avertissement préalable /!\ : ce post ne sera ni enjoué, ni futile, ni léger, ni avec des vrais morceaux de fruits dedans. Car oui, votre aventurière préférée (moi-même, est-il besoin de le rappeler ?) n'est pas qu'une punkette inconsciente qui ne se soucie que de boire des bières et voir les flyin' tartiflettes en concert (oui,j'ai décidé des les citer à chacun de mes post). Alors injonctions à ceux qui vont trouver que c'est pas assez rigolo comme article : je t'emmerde.

Je suis - pour cause de stage de formation d'animateur sensibilisé aux publics "en difficulté sociale" - dans une période hippie. La période hippie se définit par divers symptômes : une tendance à dire à tout bout d'champ "non mais attend, relativise !" (relativiser : trouver un problème beaucoup plus grave mais n'ayant aucun rapport avec le problème évoqué par la personne qui doit "relativiser") ou "ouais mais y'a des enfants/femmes/phoques [rayez les mentions inutiles] qui meurent de faim, dans l'monde"; une fâcheuse tendance à vouloir être au courant de tout ce qui se passe dans le monde (dans le monde des pauvres, parce que son monde à lui, le hippie en est complètement déconnecté); et une passion subite pour tout ce qui est organisations non-gouvernementales et monde associatif. Mais un problème se pose quand on est, comme moi, allergique au reggae, aux soirées djembé-débat et aux dreadlocks. Et la solution réside alors dans un magnifique compromis : le monde alternatif ! Même discours, mêmes combats, mêmes préoccupations, mais avec le côté underground et rock'n'roll en plus ! Je sais pas pour vous, mais déjà, ça me parle vachement plus. Et puis "concert de soutien aux sans-papiers" ça semble quand même plus utile que "exposition des peintures à l'argile contre le sexisme en Afrique du sud". Surtout quand les groupes déchirent leur mère et que tous les bénéfices sont reversés pour la bonne cause (en plus je vois pas comment des statuettes en argile sensées représenter la fertilité vont sauver le monde...). Et puis il faut quand même avouer que les slogans alternos, ils ont un certain impact, et que tout ça a un bon gout de nostalgie des années 80, de l'âge d'or des squats et des des bérus qui jouaient dedans, des manifs au printemps et des labels auto-produits avec des pochettes de vinyl polycopiées. Je l'ai toujours dit : je suis née trop tard. J'ai raté 77, 83, 89 et le dernier concert des bérus, les stray cats, les rubbets, les mange-cd et tout le reste. Ceci dit, c'était aussi le discours de mes ainés qui eux ont raté mai 68, le dernier concert d'Elvis, le buzz de la nouvelle-orléans, le Paris de la Commune... La liste est sans fin.

Bref, monde Alternatif ou pas, je n'en reste pas moins une sale hippie en puissance, révoltée par la moindre injustice et qui va faire du bénévolat à s'en vider les veines cet été. Cependant, il y a un gros avantage quand t'es hippie : malgré le fait que tu sois acide et sarcastique, tu te marres bien en regardant autour de toi... Ouaip, y'a énormément d'oxymores dans ce qui m'entoure, depuis que je suis hippie... Tout à coup, y'a un paquet de contre-sens qui apparaissent, et qui prouvent, encore une fois, que le ridicule ne tue pas, comme par exemple : un gamin qui porte un sweat "anarchy" acheté 50€ dans une boutique de chatelet, un mec qui fait la manche dans des baskets nike édition collector, un bobo qui affiche un tee-shirt "Les Verts" dans son gros 4X4, une gamine en talons hauts et tee-shirt cendrillon, une manif' contre l'avortement mais pour la peine de mort, ou comme cet étudiant en géo sur la ligne aérienne du métro, lisant un traité sur le mal-logement et ne levant même pas les yeux sur les immeubles insalubres de Barbès. Ou même tout simplement, comme moi, qui lit No pasaran, les doc confortablement installées sur le cuir blanc du canapé, dans le salon de mon 100m2. Je suis absolument ridicule. J'assume.

Camille, schizophrène.


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21 février 2008

Y'a plus d'jeunesse.

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Anecdote amusante, et plutot inquiétante quand à nos chères têtes blondes... Je repassais devant mon collège, il y a quelques temps (une obscure histoire d'attestation de sécurité routière à récupérer...), lorsque je tombais nez à nez avec des énergumènes pour le moins singuliers, qui, m'alpaguant, eurent ces paroles fort sensées et d'un tact exemplaire :

"Waaaaah, les meeecs, v'nez voir, y'a une vraie punk !"

Entendant cela, je me retourne, m'attendant à voir un sosie de Courtney Love, ou un espèce de sac affalé dans le caniveau, bière à la main et crête décolorée, mais rien. Nada, même pas le moindre petit bout de mini jupe léopard. Pensant qu'il s'agissait encore d'un jeu enfantin de la part de ces charmants bambins, je m'apprêtais à suivre mon chemin; mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque, me retournant, je trouvais attroupé devant moi un ramassis de mini-ploucs, morve au nez et l'oeil brillant.

"Hé, madame, c'est vrai que t'es punk ?"

D'accord. La "vraie punk", c'était moi. Moi qui justement avait fait soft pour récupérer ce f***** document dans des conditions à peu près correctes. Moi qui, ce jour là, n'avait sorti ni le jean léopard ni le mini-kilt à chaines. Moi qui ne portais, pour tout habillement, qu'un jean noir (certes retroussé sur mes docs martens usées) et un tee-shirt blanc avec une photo de New york  sous mon blouson en cuir. Il est fort possible que dans de si petites têtes, l'association doc martens + blouson en cuir ait vaguement formé l'idée de "vraie punk". Toujours est-il que je me retrouvais devant cette bande de gniards, qui rivalisaient d'intelligence pour trouver la question la plus con à me poser :

- Il est où ton chien ? T'as des tatouages ? Tu connais Vyd Sicious (sic) ? Et tu dors dans la rue ? T'aimes bien Linkin Park (re sic) ?

Je m'apprêtais à les envoyer magistralement paitre d'un "et les Ramones, tu connais pas, connard ?", lorsque le plus intelligent de la bande (et ce n'est pas peu dire), resté à l'écart, s'exprima enfin, forçant ainsi le respect dans les rangs. Cheveux longs, baggy descendu aux genoux, brassard en éponge et tee-shirt KoRn, le spécialiste en la matière s'écria :

- Nan mais vous avez rien compris, elle peut pas écouter Linkin Park, c'est Green Day que c'est du vrai punk (murmures d'approbation dans l'assistance).

D'accord. Pour ces jeunots, le punk se résume à deux-trois ados boutonneux criards, et à un groupe de vieux beaux (ou peu s'en faut) sur le retour. Inutile de vous dire que j'ai profité de l'admiration suscitée par le chef du groupe pour m'éclipser sans demander mon reste.

Plus tard, à Saint Lazare, attablée en terrasse devant un jus de tomate (ouais, c'est méga tendance en ce moment, chez moi, le jus de tomate. La bière c'est surfait.) je devisais tranquillement avec un collègue et compère "du milieu", comme ils aiment dire, lorsque passèrent devant nous une bande over-lookée, émos jusqu'au bout des ongles, casques sur la tête et rayures aux jambes; ce à quoi mon collègue réagit en s'esclaffant : "ah, tiens, il parait que c'est ça, la relève rock'n'roll !". Inutile de vous dire que j'ai failli recracher tout mon jus de tomate sur la "revèle" en question.

Beh dis donc... Si c'est "ça" la relève et si le punk, dans l'imaginaire collectif des minots, c'est blink182 et toute sa clique, alors, et je crois pouvoir le dire sans hésitation, punk is definitely dead...

Camille, no future (for the rock).


P.S : spéciale dédicace aussi, au dj Tektonik de cette fameuse soirée qui, voyant le sweat Bérus de mon futur coloc' et néanmoins ami Janlwioberk, ne trouva rien de mieux à dire que "oh ouais, ca fait plaisir, je trainais avec des keupons avant, ca fait plaisir d'en voir des vrais". No comment.

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16 février 2008

Mon côté groupie (en a agacé plus d'un)

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Soirée tranquille au Piano Vache. Les Stooges murmurent des mots d'amour, dans les enceintes fatiguées. Votre aventurière préférée, installée au bar devant un demi picon (on a les origines qu'on mérite), devise tranquillement avec le serveur en faction. C'est alors que débarquent trois pouffiasses jeunes femmes lookées comme le dernier des émos, crêtes décolorées mais girly quand même (on est pas des bêtes), mini  jupes (et je pèse mes mots) écossaise, piercings partout surtout sur les parties buccales, bustiers trop petits à cerises, sacs Lucky13 et air arrogant-godiche. Pas d'inquiétude, ça arrive souvent dans nos contrées, et elles ne chargent que lorsqu'elles sont blessées. SAUF QUE. A peine ont-elles franchi la porte du bar qu'un cri suraigu s'élève dans les airs. "Kariiiiiiiiiiiiiiiiiiiim !!!!!!!!!". Le chœur des vierges acclame son idole. Et les voilà qui se précipitent sur mon charmant interlocuteur, pour l'accabler de "ça vaaaaaaaa ? Tu t'es coupé les ch'veux ? Ouaaaaah ton t-shirt il rooooocks !!!!".Le genre de débordement hystérique d'œstrogènes qui me fait grincer des dents, même plus que les Naast. Et pourtant...

Pourtant, il semblerait -on me le fait assez remarquer- que j'ai une forte tendance à la criaillerie, en présence d'individus notables qui ont leur place dans mon panthéon rock'n'roll. Et pas qu'un peu, il parait. Dans le genre fille insupportable, intenable, mono maniaque et tout ce qui va avec. Alors ça c'est la meilleure. Moi, groupie ? Hé, déconne pô, 'suis pas une gonzesse, moi, hé oh, hein, bon ! Sauf que... Après moult réflexions, beh il semblerait bien que si. Et foutrement groupie, en plus (nan, pas la vraie, pas celle écumant les sixties, suivant à la vie à la mort son groupe fétiche dans le seul but de coucher avec le groupe au grand complet dans un hôtel de luxe en tournée, nan, celle-là elle est intouchable toute façon, et puis les sixties c'est fini, désolée les gars. Non, je parle de la groupie insupportable. Limite Tokyo Hotel. Oui, ça me fait autant de mal qu'à vous.).

Moi, une groupie. Ok. C'est pas parceque je pousse des "iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiih" suraigus dès qu'on me parle des Flyin' Tartiflettes que ça fait de moi une groupie, non mais ! Bon, ok, j'ai une photo encadrée de Jérôme (le charismatique chanteur des Tartif', pour ceux qui suivent rien) sur mon étagère, et que c'est ridicule parce que je le vois tous les jours ou pas loin, ok, je suis hystérique à l'idée du prochain concert, ok, je vais même assister aux répet', ok, je suis la seule à pas rater un seul moment des divers concerts, même pour aller chercher une bière, ok, je dois être la seule au monde à avoir leur démo pourrie sur mon ipod, ok, je suis méga fière de mon statut de fan officielle, mais bon, ça fait partie de moi, c'est acquis pour tout le monde, ça devrais étonner personne ! Camille, elle est fan d'un groupe de merde qui en plus fait que des reprises et qui en plus sont tous ses potes, mais elle est comme ça et c'est pour ça qu'on l'aime (si si, vous m'aimez). Mais alors, pourquoi est-ce qu'on se permet de me traiter de groupie, moi qui m'acharne à vous servir des articles et de la musique de qualité pas trop catastrophiques et sans jugements de valeurs inconsidérés ? Beh en fait je crois que j'ai la réponse.

Tout simplement, c'est que je suis un peu (trop) catégorique et exclusive dans mes jugements. En résumé, je suis pas du genre à faire dans la demie-mesure. Quand j'aime, J'AIME HARDCORE. Quoi de mal à ça, c'est plutôt chouette d'y aller à fond, non ? Ouais. Sauf quand ça donne ce genre de réactions :

"Je tuerais ma mère pour un concert des Stray cats."

"Si t'as pas vu le Rocky Horror Picture Show, j'te parle pas, je suis désolée. T'as raté ta vie, tu m'interresses pas."

"Didier (Wampas, bande de moules) m'a parlé !  Et nan mais tu t'rend compte, il m'a parlé ! IL M'A PARLÉ PUTAIN !  Aaaaaaaaaaaaaaaaah il m'a parléééééééééé !"

"J'ai eu un bisou de  Batbat ! Ouaaaah j'me lave plus !"

"C'est le plus beau jour de ma vie" (répété à chaque concert des (au choix) : tartiflettes/wampas/fat beavers/etc.)

D'autres vertes et d'autres pas mûres. Tout ça dit avec le plus grand sérieux, on peut comprendre que ça fasse des émules. Et c'est sans compter les "j'veux voir Michaaaaaa" et autres "Truc c'est le plus beau". En pleine régression, en fait. Et je ne m'en rends même pas compte. Bref, tout ça pour vous présenter : ma nouvelle idole ! Déjà grandement évoquée, puisque , et , j'en ai parlé. Mais Parrabellum, en fait, si c'est si bien, c'est juste à cause de lui, du dieu du rock'n'roll, du vieux d'la vieille qui a à nous en apprendre, j'ai nommé : Schultz !!!

Ça fait toujours bizarre quand on redécouvre un artiste qu'on croyait connaitre depuis longtemps. Schultz, quand tu le croises au bar (et c'est pas quelque chose qui arrive rarement) il est pas très engageant. Du haut de son mètre quatre-vingt et de ses quatre-vingt dix kilos, la barbe drue et le regard perdu, il fait un peu vieux loup de mer bourru, rigolo quand même, mais que t'as pas envie d'aller faire chier. Le genre de mec qui, quand il est posé devant son verre, va regarder droit devant lui avec un air qui dit "on est pas du même monde, j'en ai vécu, moi, des trucs". Le mec que tu laisses tranquilles, et que t'approches pas trop, parce qu'il a l'air de savoir que la vie, c'est pas rigolo, lui. Et puis voilà que Schultz monte sur scène. Et qu'il attrape son micro. Et là, ya comme une espèce de miracle, et le Schultz bedonnant et patibulaire, et bah il devient beau. Mais beau comme t'as jamais vu ça. A tel point que tu restes subjugué sans pouvoir même bouger. C'est toujours le même, il a pas changé, mais le mec qu'est devant toi il transpire la beauté, la grâce, et par-dessus tout, le rock'n'roll. Même que t'as juste pas envie qu'il arrête de chanter (bah oui, ça lui va tellement mieux...). Alors tu gueules, et tu chantes avec lui, pour qu'il arrête pas. Et quand il a fini, tu cries fort, pour qu'il comprenne qu'il faut pas qu'il en reste là. Dans ces conditions, comment voulez-vous qu'on tourne pas groupies ?

Camille hystérique

P.S : Les dates des prochains concerts ou j'irai faire ma groupie !!!!!
-le 2 Mars, les Versaillaises à Moustache au Saphir 41 (c'est toujours bon de le rappeller)
-le 14, 15 et 16 Mars, les MASSACRORS ! Depuis l'temps qu'on les avait pas vu dans nos contrées... Et, respectivement, à la k'fet, au Rocher et à l'Excuse. Ils seront pour l'occasion accompagnés des non moins excellents Capucine & the wailers. Trois concerts de suite des MASSACRORS, en commençant par la k'fet... Commencer par la k'fet, c'est comme se dire "tiens, je vais escalader l'Himalaya en tongs, et puis après j'irai promener le chien..."
-le 21 Mars, et là je jouis des pieds, les Flyin' Tartiflettes !!! Et c'est à la k'fet !!! Le bon vieux temps repointe son nez...

Posté par SimK à 09:16 - Commentaires [21] - Permalien [#]

14 février 2008

Tu sais ce que je lui dis, à Valentin ?

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Je vous entends déjà. Encore un énième billet sur la saint-valentin, quelle originalité, ah lala c'est plus ce que c'était ici, c'est pas wak'n'wol du tout la saint-valentin, en plus elle va encore nous dire que la saint-valentin c'est de la merde et que c'est commercial, finalement on était pas si mal que ça en 40, et caetera et caeteri. Bon. Tout ça, je le confirme. Et je m'en excuse de suite. C'est pourquoi, si vous avez besoin de raisons, j'avancerai trois arguments de choc qui m'ont poussé à prendre la plume (ou le clavier, ce n'est qu'une question de point de vue) en ce jour spécial que, n'est-ce pas les filles, nous attendions toutes avec une impatience non-réfrénée :
Premièrement, beh tout simplement ça fait dix jours que j'ai pas posté, dis-donc ! Or je suis un peu en manque d'inspiration, ma vie se résumant en ce moment à la passer assise à une table à écrire, et je veux bien vous réciter la bibliographie des metteurs en scène du XXème siècle mais je pense que vous n'en avez à peu près rien à foutre. Alors quand j'ai vu le sujet tarte-à-la-crème "saint-valentin, pour ou contre ?" débarquer sur tous les blogs et autres forums supra girly rienquepourlesfilles, je me suis dit "Tiens, pourquoi pas ! Au pire, ça fera un article vide que tout le monde oubliera une fois lu...".
Deuxièmement, bah faut bien en parler, sinon on va m'accuser de pas vivre avec mon temps et de rien imprimer de ce qu'il se passe dans le vrai monde.
Troisièmement... Il parait que c'est dans le vent de donner son avis sur la saint-valentin. Et comme je veux GRAVE être une fille dans le vent, je me soumets à la règle.

Eh beh je crois que je vais vous décevoir, parce qu'en fait, d'avis, j'en ai pas. La saint-valentin ça me passe au-dessus, mais alors à des miles au-dessus ! Limite on m'en parlerai pas je saurai pas que ça existe, cette espèce de fête républicaine. Je remarque même pas les cœurs partout dans la rue (tout simplement parce que on peut pas marcher super vite comme une vraie parisienne ET chanter les Clash à tue-tête ET regarder autour de soi), quant aux amoureux dégoulinant de guimauve, pareil, j'ai l'impression de pas en avoir croisé un seul. Autrement dit, le jour ou la saint-valentin débarquera sur la planète Camille, ça fera belle lurette que toute trace de vie aura disparu. J'en entend déjà se faire la réflexion... "Cette surdité mentale ne serait-elle pas liée au fait que cette adorable personne est jalouse et, qui plus est, en manque d'affection ?". Alors là, je vais te surprendre, Freud d'opérette : pas du tout. Avec un P comme Pas du tout. Parce que, s'il est vrai que je suis bien seule dans mon slip depuis que la Bretagne a fait sécession, je ne m'en plains pas. Au contraire, pour une fois que j'ai (un peu) de temps pour moi, je vais pas le passer à chercher un Monsieur Camille qui, de toute façon, comprendra rien à rien parce que c'est toujours la même chose et que les-mecs-sont-tous-des-rustres-j'aurai-du-écouter-maman.
De plus, si j'étais si contrariée de passer la saint-valentin seule, j'aurai avancé l'argument ouais-tous-pourris-fête-commerciale-de-m***** ! Mais dans ce cas, je me serai sentie obligée de sortir ce soir avec mon super groupe de cop's toutes célibataires pour nous éclater dans les bars toute la nuit, et boire comme des trous prouver qu'on est pas malheureuses du tout, et qu'on s'en sort très bien sans mecs. Or, ceci, je n'y tiens pas absolument. Si je pouvais éviter, même, ce serait pas de refus. Et puis si c'est pour se faire accoster toutes les cinq minutes par les bandes de potes célibataires, eux aussi de sortie, franchement, non merci. Et puis dire "on s'est rencontré le jour de la saint-valentin", bah putain, ça me ferait grave mal au cul.

Après, en y réfléchissant un petit peu, y va p't'être m'arriver des trucs chouettes aujourd'hui ! Comme, par exemple, un camarade de primaire oublié qui, débarquant à l'improviste, me fait LA déclaration d'amour de ma vie, avec cadeaux et demande en mariage à l'appui ! Oui, ce serait parfaitement ridicule, mais ça permettrait de rigoler un bon coup (Les lecteurs masculins : "haaaaaan elle est pas gentille avec nouuuuus !". Les lectrices : "haaaaaan elle a pas le droit, c'est trop romantiiiique !". Bah si, j'ai le droit. Toute façon t'es chez moi ici, alors si t'es pas content...). Non,je suis pas si cœur de pierre que ça; le trip "un inconnu vous offre des fleurs", ça me fait bien marrer sur le moment, mais le jour où ça m'arrivera, j'en mènerai pas large, je peux vous le dire !

Concluons-nous, parce que je vais bientôt être à cours de clichés à remanier. Si tu es blond, riche et que t'aimes le rock'n'roll, bah viens pas me voir, en fait, parce que j'aime pas trop les blonds (avec moi ça fait trop ton-sur-ton, c'est pas glamour).

Camille à mille lieues de tout sentimentalisme. Et elle vous emmerde, soit dit en passant.

Posté par SimK à 14:35 - Commentaires [12] - Permalien [#]

04 février 2008

Just badge it.

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On mesure l'intensité d'une soirée au nombre de trucs que l'on a perdu. Et si on tient compte de cette règle absolue, alors je peux vous avouer que le week-end était intense. Et dans la liste de choses égarées, on trouve bien évidemment le portable avec dedans les numéros des personnes susceptibles de l'avoir (loi de l'emmerdement maximum), le porte-monnaie, et l'écharpe (grand classique des dimanches matins : "ouais, allô ? T'aurai pas retrouvé une écharpe en rangeant hier ?") mais également, et c'est encore moins incongru : les badges. Il suffit de parcourir la salle après un concert pour faire une récolte intéressante de ces petits ronds de métal revendicatifs de groupes plus ou moins underground, plus ou moins écoutables (en général ça se reconnaît à la qualité du graphisme du badge. Inutile de vous dire que le groupe de métal symphonique de mon petit frère a des badges visuellement inregardables). J'en ai moi-même une tripotée, tous trouvés ou offerts, parce que le jour où tu me verra acheter un badge, c'est que vraiment ça sera le début de la fin. De même, j'en ai perdu plus qu'à mon tour, ce qui n'est franchement pas étonnant quand on vois l'énergie que je peux dépenser à sauter inutilement dans tous les sens. Mais le truc qui me tarabiscote, quand même, c'est la volonté d'indépendance des badges. T'as beau y faire attention parceque celui-là c'est ton préféré, qu'il a été léché par Dick Rivers et qu'il vaut des fortunes sur e-bay, ca sera forcément celui que tu perdra. Ou alors, si celui-là tu l'enlève pour le foutre dans ton porte-monnaie parceque tu viens de le trouver, et que t'aimerai qu'il fasse plus d'un concert, bah rien à faire, tu va le perdre quand même. J'y ai à tel point réfléchit que je pense pouvoir aujourd'hui vous faire une révélation : il semblerait que les badges aient une vie indépendante. Autrement dit, ils ne se contentent pas de décorer avec goût (ou pas) nos perfectos de rebels, mais il mènent aussi leur vie sans demander leur avis à personne ! C'est ainsi que, à deux semaines d'intervalle, dans deux lieux différent et sur une personne complètement différente de toi et, qui plus est, que tu ne connais ni des lèvres ni des dents, tu retrouves ton badge The Hate Pinks que tu avais toi-même récupéré sous un tabouret. Comme si il avait fait exprès, en fait, de venir te narquer, ce p***** de badge ! Il arrive même (et c'est véridique, ca m'est arrivé) de retrouver un badge que t'avais perdu quelques semaines plus tot. Des formes de vies proteïniques, je pense. Par contre, ils ont toujours tendance, ce me semble, à penser que l'herbe est plus verte (enfin, que le cuir est plus souple) chez le voisin. Et en général, plus t'es punkachien, plus les badges viennent à toi. Autant dire que je suis mal barrée.

Camille tête en l'air

P.S, et non des moindres : Les Versaillaises à Moustache (vous noterez le son ultra pourri underground) seront en concert le dimanche 2 Mars au Saphir 21, 140 boulevard de Charonne, au métro Alexandre Dumas (dans le 20ème mon frère !).

P.P.S : les photos du concert Diego/parabellum sont arrivées chez lui. Mes préférées, en exclu :

batbatbatbat_grimaceschultzschultz_chanteboum

et attention, spécial bonus... la cascade de Sven, et la raison de cette dite cascade :

svensven_boit

Posté par SimK à 14:00 - Commentaires [9] - Permalien [#]
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